Dimanche 19 Juin - La CGT dénonce la surpopulation à Ploemeur

Publié le par Sam Fisher

Le secrétaire régional du syndicat CGT pénitentiaire a fait étape, hier, à la prison de Ploemeur (56). Il a, notamment, évoqué les contraintes liées à la surpopulation carcérale.

 

Selon Alexis Granhaie, secrétaire régional du syndicat CGT pénitentiaire (au premier plan), les incarcérations sont plus nombreuses depuis février.

 

Une réunion avec le personnel suivie d'une rencontre avec la direction. Les établissements pénitentiaires changent mais le programme est identique pour Alexis Grandhaie, secrétaire régional CGT pénitentiaire, qui effectue une tournée des prisons du grand Ouest (Bretagne, Pays-de-la-Loire et Basse-Normandie).

 

«La surpopulation carcérale constatée en France, avec 65.000 détenus pour 49.000 places, est aussi une réalité dans notre région».

 


Selon le délégué syndical, cette tendance se serait accélérée après le drame de Pornic. «Il y a eu un réel tour de vis avec de plus en plus d'exécutions de peine, même pour les plus courtes, et moins d'aménagement. Dans la région Ouest cela s'est traduit par 300 détenus supplémentaires entre la mi-février et la mi-avril alors qu'en 2010 la population carcérale avait augmenté de 200 prisonniers», souligne Alexis Grandhaie.

314 détenus pour 244 places

  


À Ploemeur, la CGT dénombre 314 détenus pour 244 places. «C'est la maison d'arrêt qui est concernée puisqu'au centre de détention, ils sont 32 pour 40 places», confie un gardien.
Même si le problème est moins aigu dans le Morbihan où les agents n'ont pas à rajouter des matelas à même le sol pour faire face au surnombre, cet afflux génère des tensions.

Un quartier pour détenus vulnérables

  
Et au rythme des nouvelles incarcérations, l'ouverture de l'ancien quartier des mineurs ne devrait pas résoudre le problème. «Ce bâtiment est destiné aux détenus vulnérables (*) à partir de septembre ou octobre», précise la CGT qui craint un accroissement de la charge de travail faute de renfort en personnel. Selon le syndicat, ce nouveau quartier devrait abriter 24 places.

 

Le directeur a confirmé cette ouverture prochaine sans pouvoir en préciser la date. «Je n'ai pas encore reçu de réponse officielle de l'administration», confie André Varignon qui parle seulement de dix places supplémentaires.

 

* Les détenus menacés en détention et certains qualifiés de fragiles psychologiquement.

 

Le Télégramme...

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