Dimanche 20 Mars: Situation "explosive" à la MA de Nantes (CGT)

Publié le par Sam Fisher

La CGT pénitentaire a dénoncé vendredi "une situation explosive" à la maison d'arrêt de Nantes du fait d'un nombre croissant d'incarcérations depuis la fin du conflit des magistrats nantais.


"La maison d'arrêt de Nantes connait aujourd'hui un taux de surpopulation pénale intolérable puisqu'elle atteint 434 détenus pour une capacité d'accueil de 298 places dispatchées sur 109 cellules", déclare Samuel Gauthier, pour la CGT pénitentaire, dans un communiqué.

 

"On assiste à une dégradation des conditions de détentions (pour l'heure, c'est 51 lits à même le sol) et l'on déplore des conditions de travail de plus en plus exécrables, l'insécurité est récurrente au sein de la maison d'arrêt", ajoute-t-il.
D'ordinaire, la maison d'arrêt de Nantes accueille une moyenne de 380 à 390 détenus, un chiffre qui permet de "gérer" la surpopulation, "notamment par des changements de cellules pour éviter de trop fortes tensions entre détenus incompatibles", a expliqué M. Gauthier à l'AFP.


"Mais cela fait trois semaines que nous notons une augmentation de l'exécution des peines", a-t-il ajouté. "On voit arriver des gens pour 3 à 6 mois de prison qui, avant, auraient fait des travaux d'intérêt général ou porté des bracelets électroniques. On voit des gens pour non paiement de timbre amende, pour conduite en état alcoolique".


La CGT pénitentiaire estime qu'il relèverait d'une "inconscience totale de la part des autorités" de ne pas prendre en compte cette situation.


Mise en cause par Nicolas Sarkozy début février après le drame de Pornic, la filière judiciaire nantaise applique désormais à la lettre les règles de procédure, auparavant aménagées comme ailleurs en France pour tenir compte de la pénurie de moyens.

 

Le Parisien...

Commenter cet article