Dimanche 4 Septembre - Le détenu Bernois se rend

Publié le par Sam Fisher

Echappé mercredi d'une clinique psychiatrique à Bâle, le détenu bernois s'est rendu samedi à Thoune.

 

La clinique psychiatrique à Bâle de laquelle s'était échappé le détenu mercredi.

 

La clinique psychiatrique à Bâle de laquelle s'était échappé le détenu mercredi.

 

Le détenu bernois échappé mercredi d’une clinique psychiatrique à Bâle s’est rendu samedi de sa propre volonté à Thoune. Il a été placé dans l’établissement pénitentiaire de Thorberg. Le conseiller d’Etat bernois en charge de la police, Hans- Jürg Käser, s’est montré soulagé.

Le fugitif cherchait avec son père à se rendre à la prison régionale de Thoune et s’est rendu, a déclaré samedi soir Hans-Jürg Käser. Le père a apparemment eu une influence bénéfique sur son fils. M. Käser n’a pas pu dire dans l’immédiat quel avait été le parcours de l’homme ni dans quel état il se trouvait.

Le criminel est âgé de 35 ans. Il avait été condamné en 2007 par la justice bernoise à une mesure thérapeutique en milieu fermé. Les autorités bernoises n’ont donné aucune indication sur l’identité de l’homme et les délits commis. Elles voulaient ainsi préserver ses chances de réinsertion.

Transfert compromis

L’homme avait été placé à Bâle, dans une section des cliniques psychiatriques universitaires. Mercredi, il a profité d’une promenade avec six autres patients pour prendre la poudre d’escampette. Il a soudain commencé à courir depuis le milieu de la cour avant de franchir un grillage de 3,5 mètres de haut.

Le fuyard ne devrait pas craindre une sanction pour sa fuite. Il va dans l’immédiat être transféré au centre de détention bernois de Thorberg qui comporte un service spécialisé pour les criminels psychiquement perturbés.

Pour l’homme, c’est un revers de fortune: lundi prochain, les autorités bernoises comptaient le transférer au pénitencier de St- Jean (BE), dans le Landeron. «Mais après sa fuite, il n’en est plus question», a précisé M. Käser.

Il reviendra à cet homme de prouver par son comportement à Thorberg s’il peut toujours être transféré. Le cas de Gorgier pas comparable

Cette affaire rappelle le cas récent de cet assassin et violeur condamné dans le canton de Berne qui s’était échappé lors d’une sortie avec des surveillants neuchâtelois et s’était rendu quelques jours plus tard dans le Jura vaudois. Lui aussi se trouve à Thorberg.

Pour Hans-Jürg Käser, ces deux cas ne sont pas comparables. Dans le cas de Gorgier (NE), il a critiqué les circonstances qui avaient rendu possible cette évasion. En revanche, la fuite de Bâle n’est jamais à exclure. Il ne voit donc pas de nécessité d’avoir des explications des responsables bâlois.

 

Le Matin...

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