Jeudi 13 Octobre - La future prison restera à Dijon

Publié le par Sam Fisher

À la veille de sa venue en Côte-d’Or, le ministre de la Justice, Michel Mercier a bien voulu répondre à nos questions et notamment sur la future prison de l’agglomération dijonnaise.

 

Michel Mercier sera aujourd’hui en Côte-d’Or. Photo Ph. Bruchot.

Michel Mercier sera aujourd’hui en Côte-d’Or. Photo Ph. Bruchot.

 

Les deux sites proposés pour la future prison ont été rejetés, avec une forte polémique à Chenôve. Ce dossier est-il renvoyé à l’après élection présidentielle ? Pourrait-elle être implantée ailleurs ?

 

L’élection présidentielle n’a rien à voir dans le processus. Les élus de Chenôve s’opposent effectivement à l’implantation de la nouvelle prison. J’ai donc rencontré François Rebsamen et si, après expertise, le premier terrain proposé par la ville recèle un certain nombre de difficultés techniques, nous poursuivons conjointement les recherches. Cette nouvelle prison ne sera pas implantée ailleurs dans le département : c’est important pour le personnel qui travaille actuellement à Dijon et, dès lors que c’est possible, nous ne voulons pas éloigner les établissements du cœur de l’activité.

 

Les syndicats de surveillants de la prison de Dijon souhaitent conserver l’actuel établissement, en capacité selon eux de fonctionner normalement. Cette prison est-elle vraiment vétuste ?

 

Il ne s’agit pas tant de vétusté que de mise aux normes en rapport avec les exigences nouvelles de la loi pénitentiaire de 2009, telles que celles liées aux activités des détenus, à la création d’unités de vie familiale, etc. Je souhaite rassurer les surveillants, la nouvelle prison sera située dans l’agglomération dijonnaise.

 

Selon ces syndicats, la nouvelle prison ressemblerait à une « usine à détenus », avec un surveillant pour 70 détenus, contre la moitié aujourd’hui. Un commentaire ?

 

Nous travaillons actuellement au programme fonctionnel des nouveaux établissements. Il n’est pour l’instant pas possible de dire combien de détenus aura en charge un surveillant. Ce que je peux d’ores et déjà vous préciser, c’est que nous nous efforçons de corriger les erreurs du passé, et notamment cette impression de gigantisme et de difficulté de circulation. Nous réfléchissons à mettre en place des unités plus petites et à réintroduire le système des nefs à l’intérieur des bâtiments pour que le surveillant se sente moins isolé.

 

Le JSL...

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