Jeudi 22 Septembre - Michelle Martin reste en prison

Publié le par Sam Fisher

Sa demande a été révoquée ce matin par le tribunal d'application des peines. Le plan de réinsertion qui a été présenté n'a pas convaincu le tribunal. Aucune proposition concrète, tant sur le plan financier que thérapeutique ou au niveau de l'hébergement, ne remplissait les critères nécessaires à une orientation future.

Le tribunal d’application des peines de Mons (TAP) a tranché ce jeudi matin sur le sort de Michelle Martin. Les juges ont annulé une décision de principe autorisant la libération de l'ex-femme et complice du meurtrier pédophile Marc Dutroux et renvoyé l'examen du dossier à mai 2012. L’audience n’aura duré que quelque dizaines de minutes.

 

Un plan de réinsertion pas assez précis

Le tribunal a décidé de "retirer" un précédent jugement rendu en mai qui acceptait la remise en liberté de Michelle Martin. Il a estimé que son projet de réinsertion, déposé par ses avocats fin août devant la justice, n'était pas suffisamment abouti. Selon le TAP, aucune proposition concrète, sur le plan tant financier que thérapeutique ou au niveau de l'hébergement, ne remplit les critères nécessaires à une orientation future. "Elle ne peut plus présenter un plan complet de réinsertion", et n'offre "qu'une (seule) piste en terme d'hébergement", a déclaré la présidente du tribunal dans ses attendus. Redoutant une médiatisation qui ferait échouer la libération de leur cliente, ses avocats avaient préféré garder le silence sur les modalités pratiques de ce nouveau plan.   

 

Un congé pénitentiaire ?

En outre, les magistrats ont estimé que la piste d’un congé pénitentiaire doit encore être creusée. Le tribunal a d’ailleurs rappelé que les demandes de congés pénitentiaires relèvent du ministre de la Justice Stefaan De Clecrk (CD&V). Ce dernier a toujours refusé la piste de ce congé pénitentiaire. 

 

Scénario du couvent néerlandais 

Un scénario avait circulé mi-septembre: un couvent de Thorn aux Pays-Bas serait prêt à accueillir l'ex-femme de Marc Dutroux. Mais la supérieure de l'établissement, soeur Sara, a démenti cette information. "Je ne la connais pas, je n'ai jamais eu de contact avec Mme Martin, avec ses avocats ou avec les autorités belges", avait déclaré la religieuse.
   

Feu vert en mai 

En mai dernier, le tribunal d'application des peines avait donné son feu vert à sa libération anticipée, suscitant l'indignation des victimes vivantes et des familles des victimes décédées. Une des conditions à sa libération, le retrait dans un couvent en France, n'avait cependant pas pu être remplie, car le couvent était revenu sur sa décision face au tollé général. Et les autorités françaises avaient refusé d'accueillir l'ex-épouse de Marc Dutroux sur leur sol. A la suite de ce refus, sa libération avait été suspendue.

 

Moitié de sa peine

Michelle Martin, une ancienne institutrice de 51 ans, mère de trois enfants, avait été reconnue coupable en 2004 d'avoir séquestré plusieurs des jeunes victimes de Marc Dutroux et d'avoir laissé mourir de faim Julie Lejeune et Melissa Russo, âgées de 8 ans. Elle avait été condamnée à 30 ans de réclusion. Arrêtée en même temps que Marc Dutroux, en août 1996, Michelle Martin a passé près de 15 ans en prison, en comptant la détention préventive.

 

RTL.be...

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