Jeudi 5 Mai - Imbroglio autour de la prison

Publié le par Sam Fisher

La maison d’arrêt nichée dans le quartier renaissance n’est pas encore sauvée. Mais son état semble être beaucoup moins critique ce matin qu’il y a 24 heures. On peut parler de nouveau de sursis. C’est le résultat d’un jeu de pouvoir.

 

 

Mercredi après une rencontre au ministère de la justice, les syndicats de la pénitentiaire apprenaient que la maison d’arrêt de Bar-le-Duc était placée sur la liste des sites à fermer. Une décision validée par la publication hier matin du programme immobilier pénitentiaire jusqu’en 2017. Bar-le-Duc y apparaissaient dans la colonne confirmant les fermetures annoncées en juillet dernier par le cabinet de Michèle Aliot-Marie, remplacée depuis par Michel Mercier.

 

Cette décision faisait l’effet d’une bombe auprès des élus locaux et des organisations professionnelles. Jugeant cette décision contraire à la réforme territoriale, Nelly Jacquet dénonçait : « Je suis en colère contre le ministre de la Justice. Nous étions en veille et les infos indiquaient plutôt une tendance au statut quo. En plus, il nous avait dit qu’il allait nous prévenir avant l’annonce officielle. Or, nous l’apprenons indirectement. Il organise l’affaiblissement de la ville chef-lieu de département en la privant de ses services. » Derrière la suppression de la prison, il y a l’enjeu du maintien du tribunal et des effectifs de la Police à Bar-le-Duc.

 

L’UFAP-UNSA, le principal syndicat de gardiens de prison, réagissait, lui aussi, avec véhémence. Son délégué meusien, Denis Frécigoux, se disait « écœuré » d’autant plus que dernièrement dans un courrier Gérard Longuet lui disait par une note manuscrite : « le maintien des trois sites pénitentiaires meusiens est mon devoir ».

 

Une faute des services du ministère de la justice ?

 

À croire que les oreilles du ministre et du député UMP, Bertrand Pancher ont sifflé. Dès le début de la matinée, le cabinet de la Chancellerie était assiégé par les Meusiens pour avoir des explications. L’intervention de Gérard Longuet a été décisive.

 

Participant à un séminaire gouvernemental, le ministre de la défense a pris en aparté son collègue de la justice. « J’ai piqué une colère car j’ai appris l’information de la fermeture par inadvertance. Or, j’avais récemment eu des contacts avec son cabinet et avec Michel Mercier pour leur demander de réétudier le dossier. Je lui ai rappelé ce matin », souligne Gérard Longuet.....

 

L'Est Républicain...

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