Jeudi 7 Avril - L'UFAP inquiet pour l'U.H.S.I. de Lille

Publié le par Sam Fisher

Depuis le 1er avril, la police ne sécurise plus les entrées et les abords de l'Unité hospitalière sécurisée ... interrégionale de Lille, basée sur le site du CHRU. Au nombre de huit sur tout le territoire français, les UHSI sont chargées des soins médicaux importants à dispenser aux détenus.

 

 Vendredi dernier, un responsable syndical parisien, deuxième à partir de la droite, avec les surveillants.

 

Cet hôpital dans la cité hospitalière n'en reste pas moins une prison. Le 31 mars, les policiers ont transféré les charges de sécurité qu'ils y assuraient à l'administration pénitentiaire. Laquelle a affecté un renfort de surveillants à ceux déjà en place.

Échange de missions

« Simplement, le compte n'y est pas vraiment, commente un surveillant en poste à l'UHSI. Jusqu'à jeudi, une quarantaine de policiers étaient affectés à la surveillance des alentours, des entrées et des sorties ou des extractions médicales jusqu'aux plateaux opératoires du CHRU. Nous, on était 16. » « Pour remplacer une quarantaine de policiers, l'administration pénitentiaire a affecté, ici à l'UHSI de Lille, 29 surveillants, complète Jean-François Forget, responsable national du syndicat UNSA-UFAP, en visite sur place vendredi. Du coup, on n'est plus dans les mêmes comptes. » L'UHSI accueille des détenus du Nord - Pas-de-Calais, de Picardie et de Haute-Normandie. Pour les encadrer, dorénavant : 45 surveillants, auxquels s'additionnent neuf gradés et deux officiers. « En plus, voilà qu'on nous annonce des rondes extérieures, alors que la police ne les assurait pas, complète Forget. Avec les caméras, ces patrouilles ne sont pas nécessaires. Nous allons être très vigilants sur ces questions d'effectif. Chacun devra prendre ses responsabilités. » Qui plus est, l'échange de missions entre police et administration pénitentiaire entraîne des questions d'organisation : installation de nouveaux bureaux, de vestiaires, etc. Surtout, ce transfert de charges est l'occasion, pour l'UFAP, de rappeler le combat des surveillants pour davantage de moyens.

 

« Pour les policiers, les armes sont individuelles, rappelle Forget. Ici, il faudra les partager. Même chose pour les gilets pare-balles qui, en plus, sont trop lourds et inadaptés aux missions. » Bientôt une poussée de fièvre à l'hôpital pénitentiaire ?

 

La Voix Du Nord...

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