Jeudi 9 Juin - Le détenu blesse un surveillant d'un coup de rasoir

Publié le par Sam Fisher

Hier à 10 h 10, un détenu du centre pénitentiaire de Liancourt a blessé au cou un surveillant. L’homme de 21 ans a brandi une lame de rasoir et lui a porté un coup à la gorge. « sur le moment, il a cru qu’il recevait un coup de poing. Mais lorsqu’il a entrepris de maîtriser son agresseur, le surveillant a vu le sang couler », explique Frank Linarès, le directeur de la prison.

 

 

Heureusement, la plaie n’était pas profond. Mais cela aurait pu être beaucoup plus grave », ajoute-t-il, alors qu’il vient de rendre visite au blessé.

 


Neufs points de suture lui ont été posés en urgence par le médecin de l’établissement. Le surveillant de 39 ans est en état de choc. « Il a frôlé la mort », assure Vincent Jacobs, secrétaire local FO, qui a tenu immédiatement avec les syndicats Ufap et CGT une assemblée générale : « Nous sommes tous très choqué. Demain peut-être, l’un de nous ne se relèvera pas . » Dès aujourd’hui à 6 heures, ils bloqueront l’accès au centre pénitentiaire.

 
L'agresseur présumé a été placé en quartier disciplinaire avant sa garde à vue. Il purgeait une peine de trois ans de prison et était libérale en décembre. Hier matin, ce détenu, contumier du quartier disciplinaire, lance à un agent qu'il va le lamer s'il n'a pas accès tout de sui au téléphone. La menace sera prise au sérieux. Nous avions décidé de doubler les surveillants lors de l'ouverture de lsa cellule, explique Frank Linarès. Une demi-heure plus tard, deux agents viennent le chercher. Il sort tranquillement de sa cellule, escorté par les gardiens pour se rendre à la promenade. Il se jette alors sur l'un d'eux et le balafre au cou.

 


Les détenus sont autorisés à utiliser des petits rasoirs dont la lame est protégée par un étui en plastique, « Mais, elles sont souvent détournées de leur usage. Il suffit de faire sauter le plastique. Ils font chauffer un stylo-bille et y plantent la lame, qui devient alors une arme dangereuse », explique un surveillant.

  


Pour les syndicats, cet événement est le signe d'une dégradation du climat dans un contexte de surpopulation. Dans son secteur maison d'arrêt, qui réunit les détenus en attente de jugement, Liancourt dispose de 204 places pour 344 détenus présents. Fabrice Renou, de l'Ufap. Recense des dernières agressions : une surveillante a eu le nez cassé jeudi dernier par un détenu. Son collègue « lamé » avait lui-même été mordu par un prisonnier âgé quinze jours avant sa nouvelle agression, hier.

  


La direction, elle, rappelle que ce type d'acte est « grave, mais isolé parmi les 850 détenus de Liancourt ».

 

Le Parisien...

 



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