Lundi 18 Avril - Semaine d'action dans les prisons pour mineurs

Publié le par Sam Fisher

Une semaine d'action parmi les éducateurs des six EPM (Etablissements pénitentiaires pour mineurs) français a démarré lundi avec une grève dans celui de Meyzieu (Rhône), théâtre d'une prise d'otage la semaine dernière, a-t-on appris de source syndicale.

 

 

Selon Alain Dru, secrétaire général de la CGT-Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), qui s'est rendu sur place, une quinzaine d'éducateurs se sont rassemblés devant l'EPM de Meyzieu, où la grève était suivie à 70%.

L'administration pénitentiaire n'a pas confirmé ce chiffre.

 

La CGT-PJJ, qui revendique une représentation dans les six EPM français, réclame une amélioration du statut des éducateurs. «Sont-ils des surveillants bis ou ont-ils une fonction spécifique ?», s'interroge notamment le syndicat, qui a déposé un préavis de grève du 18 au 25 avril.

 

Il faut «travailler le lien entre surveillants et éducateurs», mais aussi «donner la priorité à un vrai travail éducatif et au temps de discussion nécessaire» avec les jeunes détenus, a déclaré M. Dru à l'AFP.

 

Selon Allan Tirloit, du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa, une dizaine de surveillants de l'administration pénitentiaire se sont joints à la mobilisation à Meyzieu, où une éducatrice avait été prise en otage mardi dernier pendant deux heures par un détenu de 16 ans.

 

«La mobilisation est forte, marquée par un ras-le-bol des collègues sur des questions de fond», a estimé Alain Dru.

Selon lui, le mouvement va également toucher dans la semaine Lavaur (Tarn), Marseille, Porcheville (Yvelines), Quiévrechain (Nord). A Orvault (Loire-Atlantique), les éducateurs ont refusé lundi d'assumer un rôle de «supplétif» des surveillants, a-t-il ajouté.

 

Dans un communiqué de la CGT-PJJ diffusé vendredi à l'issue d'une assemblée générale à Lavaur, les personnels ont «dénoncé un certain nombre de dérives qui ne (leur) permettent plus d'exercer (leur) mission sereinement». Selon le texte, «plus de 500 incidents» ont été signalés à Lavaur en 2010 et «3 incendies de cellules y ont été perpétrés en 10 jours, mettant en danger détenus et personnels».

 

Les EPM, ouverts en 2007-2008 et devant «allier sécurité carcérale et éducation pour préparer la sortie et la réinsertion», ont une capacité de 60 détenus chacun, de 13 à 18 ans. Selon M. Dru, quelque 180 éducateurs y travaillent aux côtés des surveillants.

 

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