Lundi 2 Mai - Rebellion à Neuvic après un suicide

Publié le par Sam Fisher

Vendredi soir, une quarantaine de prisonniers n'ont pas voulu réintégrer leurs cellules. Des renforts ont dû intervenir.

 

 

Le Centre de Détention de Neuvic a connu une soirée mouvementée vendredi. Vers 18 heures, quelque 38 détenus qui se trouvaient dans les deux cours de promenade ont refusé de réintégrer leurs cellules tandis qu'une quinzaine se sont enfermés à l'intérieur.

 

« Il semble que le déclencheur soit le suicide d'un détenu découvert le matin », indique Ivan Steinkevich, délégué FO Pénitentiaire au centre de détention de Neuvic.

 

Vendredi matin, le corps d'un Girondin de 31 ans a été découvert (lire « Sud Ouest » de samedi). L'homme, issu de la communauté des gens du voyage, avait été transféré en octobre dernier de la maison d'arrêt de Gradignan (33) et était surveillé pour ses tendances suicidaires. L'autopsie a confirmé la mort par pendaison et exclu une intervention extérieure.

Afin de ramener le calme, des hommes des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Bordeaux et Toulouse sont intervenus. Ces 35 gardiens sont spécialement formés pour ce type de situation. « Leur professionnalisme a permis de régler la situation sans heurts ni blessures », précise Ivan Steinkevich.

 

Huit prisonniers transférés

 

Cependant, des dégradations ont été commises. Les concertinas (sorte de fils barbelés) ont été endommagés, tout comme les serrures de certaines cellules dans lesquelles les détenus avaient glissé des allumettes.

Huit prisonniers considérés comme les meneurs de cette rébellion ont été transférés vers d'autres centres de détention de la région. Quelques membres des Eris sont restés sur place une partie du week-end.

 

La prison de Neuvic n'avait pas connu ce type de mouvements depuis plusieurs années. Considéré comme plutôt calme, le centre n'échappe cependant pas aux actes de mécontentement envers les agents. D'ailleurs, c'est vendredi 6 mai que le détenu qui avait frappé un gardien au visage, le 29 mars, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Périgueux.

 

Sud Ouest...

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