Mardi 18 Octobre - Montmédy : la prise d'otage a pris fin sans blessé

Publié le par Sam Fisher

La prise d'otage au centre de détention de Montmédy (Meuse) «est terminée et il n'y a pas de blessé», a affirmé mardi soir sur place un responsable syndical de l'Ufap-Unsa, Eric Gemmerlé.

 

Montmédy (Meuse), mardi. Un membre de l'ERIS (Equipe Régionale d'Intervention et de Sécurité) passe devant les véhicules du GIGN alors qu'un détenu a pris en otage le médecin du centre de détention.

 

Un détenu âgé de 37 ans détenait depuis onze heures un médecin de la prison sous la menace d'un poinçon. Le détenu de 37 ans, dont les revendications sont encore inconnues, en dépit des longues heures de négociations avec le GIGN, retenait depuis 9h30 ce matin le médecin de la prison, âgé d'une soixantaine d'années, dans l'infirmerie du centre de détention, «avec un couteau de fabrication artisanale» .

 

La victime, maîtrisait parfaitement la situation du fait de sa bonne connaissance du détenu, selon une source syndicale à l'intérieur du centre de détention. Fadik Djaidja, ne serait pas dangereux mais souffrirait psychologiquement et prendrait beaucoup de médicaments. Condamné à deux ans de prison et incarcéré en juillet pour escroquerie à la sécurité sociale dans le cadre d'un trafic de Subutex, produit de substitution à l'héroïne, il devait être libérable en février 2013, selon la préfecture de police de Strasbourg. L'homme, originaire d'Alsace, était décrit par le procureur Yves Le Clair comme «un détenu sans histoires qui ne s'est jamais fait remarquer».

Des équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) - unités chargées de la sécurité dans les établissements pénitentiaires dépendant du ministère de la Justice - venues de Strasbourg, ainsi que deux équipes du GIGN, des profileurs et des négociateurs avaient pris place à l'intérieur et autour de l'établissement. Une cellule de crise a été mise en place par le préfet et le procureur, et un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé autour de la prison, fort d'une vingtaine de véhicules, sous les cris des autres détenus à leur fenêtre.

Montmédy : «capharnaüm», «jungle», «poudrière»

Selon Eric Gemmerlé, secrétaire général dans le grand Est du syndicat de surveillants pénitentiaires UFAP-Unsa, le centre de détention de Montmédy est «un véritable capharnaüm». «On assiste à des agressions, à des vols, des trafics, et certains endroits de la prison sont devenus des zones de non-droit, a-t-il affirmé. C'est un établissement en cours de restructuration, qui avait besoin qu'on y remette de l'ordre».

Selon une autre source syndicale qui souhaite garder l'anonymat, cette prise d'otage était «prévisible», «Montmédy, c'est la jungle. Les détenus y circulent comme ils veulent, d'un bâtiment à un autre», souligne-t-elle.

Selon le bâtonnier des avocats de Verdun, Me Fabrice Hagnier, «c'est une prison dans laquelle le climat s'est durci depuis quelques années, pour arriver aujourd'hui à une situation de poudrière». «On se rend compte que les cas d'agressions et de menaces sur le personnel sont en augmentation, les commissions de discipline sont fréquentes et bien remplies», a-t-il expliqué. Autrefois réservé aux détenus purgeant de longues peines, le centre de détention accueille désormais une population plus jeune, pour des peines plus courtes, souvent transférée d'autres établissements. «L'état d'esprit a changé: c'était autrefois calme, désormais la confrontation entre ces deux types de population tourne parfois à la violence», a souligné Me Hagnier.

Le centre de détention de Montmédy, construit en 1990, accueille actuellement 290 détenus, pour une capacité de 328. Contactée par l'AFP, la direction régionale des services pénitentiaires basée à Strasbourg, n'a «pas souhaité communiquer sur cette affaire pour des raisons de sécurité».

Les prises d'otage en prison se terminent généralement sans effusion de sang par la reddition de l'agresseur. La dernière en date remonte au 8 septembre. Un psychologue de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) avait été retenu en otage pendant plus de cinq heures par un détenu de 17 ans, déjà auteur d'une prise d'otage en prison il y a quelques mois dans le Rhône.

 

Le Parisien...

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LOUANCHI 20/08/2013 09:13

HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après
24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200
harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société
française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude
Honnorat.

Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian
n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net