Mardi 29 Mars: Nancy - les directrices accusent FO de sexisme

Publié le par Sam Fisher

La directrice et deux adjointes du centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville (Meurthe-et-Moselle) ont attaqué le syndicat Force ouvrière et deux de ses responsables pour discrimination et injure, après la diffusion d'un tract qu'elles estiment sexiste.

 

Nancy : les directrices de la prison de Nancy accusent FO de sexisme


    Titré «Besoin de curtage à Nancy», en référence au patronyme de la directrice, Aude Curto, le tract affirme notamment qu'«il semblerait qu'il soit
de coutume (de la part des directrices) d'embrasser le détenu». Le tract reproche aux trois dirigeantes de ne pas avoir «les épaules de rugbymen assez larges pour gérer correctement une telle structure», ou relève que «tout n'est pas rose» au centre pénitentiaire, le mot «rose» apparaissant en lettres capitales et en gras.
    «Si les revendications syndicales ont leur place dans un établissement pénitentiaire, il est déplorable qu'on profite de cette position pour insulter et diffamer de façon sexiste», a déploré l'avocate des plaignantes, Me Karine Laprévotte.
    L'écrit litigieux, daté du 21 janvier 2011, a été diffusé sur le site internet du syndicat et distribué dans l'enceinte de la prison. Il a également
été envoyé par e-mail à différents destinataires, invitant ces derniers à «dénoncer, décrire la mafia féminine qui règne à Nancy».
    Les trois directrices réclament un euro symbolique de dommages et intérêts. Selon le secrétaire régional FO-pénitentiaire Fabrice Carbillet, visé par la plainte, ce tract «a été rédigé par rapport à un ressenti, on a voulu décrire ce qu'il se passait à l'intérieur. En aucun cas nous ne sommes misogynes, au contraire».
    Pour Fadila Douki, spécialiste des «grandes structures» à FO-pénitentiaire et aussi visée par l'action en justice, celle-ci «prouve le mépris que les directrices ont pour le personnel».
    Nancy-Maxéville, qui compte 690 cellules (actuellement occupées par 640 détenus) pour 280 personnels pénitentiaires, avait été présenté comme «moderne, novateur et humain» par la garde des Sceaux, Rachida Dati, lors de son inauguration le 9 juin 2009.
    Les syndicats de surveillants lui reprochent d'être trop grand et de ne pas compter suffisamment de personnels.

 

L'Est Républicain...

 

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