Mercredi 21 Septembre - Coup de gueule de l'avocat de Barresi

Publié le par Sam Fisher

Il était venu pour une formalité, ou presque. S'entendre reconnaître par le tribunal administratif l'exercice de plein droit de la défense de Bernard Barresi. Car le 13 juillet 2010, un mois après son arrestation, le parrain marseillais, âgé de 49 ans, a vu sa mise à l'isolement prolongée par la directrice adjointe de la maison d'arrêt de Luynes. Me Pierre Bruno affirme que cette mesure d'isolement est une atteinte régulière aux droits de la défense, car "il faut attendre et attendre encore, avant que d'accéder à ce quartier". "L'administration pénitentiaire se mêle de choses dont elle ne doit pas se mêler. Personne n'a demandé à ce qu'il soit placé à isolement", précise-t-il.

 

Bernard Barresi a été mis en liberté sous contrôle judiciaire hier, mais le parquet a déposé un référé détention suspensif.

 

La preuve, le juge d'instruction Philippe Dorcet, en charge de l'affaire Barresi-Campanella, a pris hier une ordonnance de mise en liberté avec placement sous contrôle judiciaire, avec plusieurs obligations : le paiement d'une caution de 50 000 € -25 000 € pour garantir sa représentation en justice, 25 000 € pour indemniser les victimes -, l'interdiction de quitter la France et de rencontrer les autres mis en examen dans le dossier d'association de malfaiteurs. Mais le parquet a aussitôt déposé un référé détention. Bernard Barresi reste donc pour l'heure détenu. Son cas sera examiné ce soir par la cour d'appel d'Aix.

 

Depuis juin 2011, Bernard Barresi a pourtant changé de régime. Il est désormais classé "DPS" - détenu particulièrement surveillé. Il ne se déplace jamais sans son surveillant. Pour le rapporteur public, qui a pris la parole hier devant le tribunal administratif de Marseille, "le risque d'évasion paraît réel". D'autant, a-t-il insisté, que quatre coaccusés sont aussi détenus à la prison de Luynes. Luynes, n'en parlez plus à Me Bruno, il fait une allergie. "J'ai fait toutes les prisons de France : Fresnes, les Baumettes, Nice, Digne... Il n'y a qu'à Luynes que cela se passe comme ça !" peste-t-il, en évoquant "un état de non-droit", "la seule maison d'arrêt où les isolés ne voient pas leur avocat au parloir".

 

La Provence...

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