Mercredi 27 Avril - Future prison de Rouen

Publié le par Sam Fisher

Le 15 avril 2011, la députée (UMP) de Mont-Saint-Aignan dans l’agglomération de Rouen (Crea) en Seine-Maritime, Françoise Guégot, se réjouissait de l’engagement pris devant elle par le ministre de la justice, Michel Mercier : « il n’y aura pas de choix de site pour le futur établissement pénitentiaire de Rouen si l’édile de la commune retenue n’est pas d’accord ». La députée était intervenue sur ce dossier à la demande de l’un des maires concernés par la future prison rouennaise.

 

Une victoire toute provisoire cependant aux yeux des 4 communes retenues dans le premier choix du préfet de Haute-Normandie :

  • Bois-Guillaume (12 174 habitants),
  • Canteleu (14 857 citoyens),
  • La Vaupalière (1 034 âmes)
  • et Mesnil-Esnard (7 248 résidants)car rien n’est écrit.

Si la construction d’une prison neuve fait consensus chez les élus locaux, celle de Rouen est l’une des plus obsolètes de France, ces communes sont montées, l’une après l’autre, au créneau avec leur population, après avoir appris, sans aucune concertation préalable, les choix du préfet.
Choix jugés par tous pour le moins « inadaptés », pour reprendre un terme commun au discours des quatre élus qui ont tous lancé des pétitions auprès de leur population et écrit au préfet.

Des points communs aux sites sélectionnés

Dans chacune de ces petites villes, le choix des services de l’Etat présente quelques points communs qui font l’unanimité contre eux.
Les services situent toujours la future prison, prévue en 2015 avec une capacité d’accueil de 700 prisonniers : 

  • à la lisière d’importantes zones pavillonnaires,
  • utilisant les dernières terres agricoles encore en exploitation ou qualifiées d’espaces naturels dans les plans d’urbanismes des cités,
  • l’implantent à proximité d’établissements sensibles (une école, le centre départemental de l’enfance, un lycée…)

«Alors qu’il existe à moins de 30 minutes du palais de justice de Rouen, l’un des critères de choix du site, des centaines d’hectares de friches industrielles beaucoup plus appropriées», clament en commun les élus concernés.
Par ailleurs convaincus qu’ils doivent faire vite, très vite pour se faire entendre, malgré la promesse du ministre, l’Etat devant arrêter son choix cet été.

 

La Gazette des Communes...

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