Mercredi 29 Juin - Suisse - Fugitif de Provence: un témoin a tout vu

Publié le par Sam Fisher

La police est toujours à la recherche du dangereux détenu qui s'est évadé lors d'une sortie accompagnée lundi après-midi.

 

 

C., paysan à Provence, a assisté à l’évasion de Jean-Louis B., lundi vers 14 h. «Une Kangoo de l’Etat de Neuchâtel bloquait la route. Je ne pouvais pas passer avec mon tracteur.»

 

Selon lui, les deux agents de sécurité n’étaient pas armés et semblaient avoir peur du détenu qui avait «pris les clés du véhicule». A l’en croire, alors que les gardiens tentaient de le dissuader de s’enfuir, «le gaillard s’est taillé d’un pas rapide».

 

Selon C., l’évadé marchait vite et un agent le suivait timidement. «L’agente blessée avait l’air abattue. C’est elle qui a téléphoné aux gendarmes qui sont venus tout de suite.»

 

L'évadé court toujours

 

Jean-Louis B. court toujours. Le détenu suisse de 64 ans qui a faussé compagnie aux deux agents de sécurité qui étaient avec lui, lundi à Provence, reste toujours introuvable malgré les recherches intenses menées par la police. Lundi soir, un important dispositif de policiers s’était déployé à Concise. «Le travail des chiens nous a dirigés là-bas mais ça n’a rien donné», indique Pascal Luthi, porte-parole de la police cantonale neuchâteloise. L’arrestation du fugitif semblait imminente. Mais, finalement, «les indices n’ont rien donné».

 

Policiers neuchâtelois et vaudois ont établi leur quartier général à la grande salle de Provence. Mardi, une septantaine de policiers ainsi que six chiens étaient mobilisés pour retrouver le fugitif. Des patrouilles de police ont opéré dans la zone des rives du lac de Neuchâtel allant de Gorgier, Saint-Aubin et Vaumarcus (NE) à Concise ainsi que dans la zone entre Montalchez (NE) et Provence et Mutrux. «Le secteur du Val-de-Travers est aussi surveillé avec l’aide des gardes-frontière», ajoute Pascal Luthi.

 

A Provence, un jour et demi après la cavale de Jean-Louis B., les supputations continuent de plus belle. «Avec le temps qu’il fait, le gaillard peut rester longtemps dans la forêt car il aura à manger et à boire», fait remarquer une paysanne dont la maison est située non loin du lieu-dit Le Quarteron d’où le prisonnier s’est échappé.

 

Selon les informations de 24 heures, le détenu et les deux agents de sécurité étaient sur le chemin du retour à la prison Bellevue de Gorgier (NE). Revenaient-ils d’une promenade au Chasseron, comme l’indique la rumeur? Pourquoi ce Jurassien de 64 ans qui a un lourd passé criminel n’était pas menotté? Et surtout, comment le service pénitentiaire a accepté de faire accompagner un prisonnier dont la dangerosité est établie par des personnes ne disposant d’aucun moyen de contrainte? La conférence de presse prévue mercredi à 10 h 30 au Château de Neuchâtel avec notamment le conseiller d’Etat Jean Studer, en charge du Département de la justice, de la sécurité et des finances, apportera sans doute des éléments de réponse.

 

24heures.ch...

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article