Mercredi 31 Août - Le parquet de Metz a anticipé

Publié le par Sam Fisher

À Metz, la nouvelle organisation des escortes « devrait se passer correctement », espère Pierre-Yves Couilleau, procureur de la République, qui envisage par ailleurs d’éventuels « bugs » en cas « d’imprévus » ou de « pics d’activités ». Dès lundi, comme partout dans la région test Lorraine, neuf surveillants pénitentiaires assureront les transferts des personnes sous écrous, jusqu’ici prises en charge par la police nationale, des prisons au palais de justice de Metz.

 

Pour appliquer le nouveau dispositif, le parquet de Metz a anticipé, en amont. « Nous avons modifié le calendrier des audiences en rassemblant les affaires avec des détenus sur trois audiences hebdomadaires, explique le procureur de la République. Et nous avons envisagé une pratique que je peux qualifier d’innovante en développant la visioconférence, par exemple, pour les requêtes en confusion de peines. »

 

Autre exemple : un détenu jugé le mercredi après-midi rejoindra sa cellule de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu sans connaître la décision judiciaire, permettant à l’escorte pénitentiaire de rejoindre le centre pénitentiaire ou de s’atteler à une autre extraction. « Le lundi suivant, à 10h, le tribunal se reconstituera pour donner son délibéré par visioconférence. » Le détenu en prendra connaissance devant un petit écran de la maison d‘arrêt…

Des réquisitions « inévitables »

À Metz, les escortes des assises seront, en revanche, toujours assurées par la police nationale, comme les présentations des prévenus convoqués en comparution immédiate. « L’objectif est d’éviter de faire appel à la police nationale même si des réquisitions seront parfois inévitables. »

 

Du côté de l’Ufap, le syndicat majoritaire des surveillants pénitentiaires, le secrétaire général du Grand-Est rappelle que « les surveillants sont volontaires pour effectuer ces extractions auxquels on ne donne pas de moyens », résume Eric Gemmerlé. Ce dernier a une autre grille de lecture de cette nouvelle organisation : « Il y aura quelques personnes supplémentaires ( les escortes pénitentiaires) pour soulager ce que fait déjà la police. »

 

Le Républicain Lorrain...

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