Mercredi 7 Septembre - Un tract syndical qui fait parler de lui

Publié le par Sam Fisher

Le syndicat FO pénitentiaire a-t-il, dans un tract, diffamé et injurié la direction féminine de la prison de Nancy-Maxéville ? Réponse le 3 octobre.

Dans la salle d’audience du TGI de Nancy, une cinquantaine de surveillants du centre pénitentiaire (CP) de Nancy-Maxéville. Devant eux, à la barre, deux délégués syndicaux FO qui répondent de diffamation, injure publique et non publique. Sur le banc des plaignants, la directrice du CP et une sous-directrice. Depuis la parution d’un tract saignant de FO en janvier dernier, le torchon brûle entre le syndicat et la direction féminine.

 

Dans le document litigieux, des mots, des phrases inadmissibles pour les responsables. FO pointe le « copinage » de la direction, « la coutume d’embrasser un détenu afin de le récompenser » après une épreuve sportive, ou encore semble douter des capacités professionnelles « des quatre femmes qui gèrent ce grand navire ». Dans un mail, la déléguée FO parle de « mafia féminine ».

 

« Pour nous, il y a de la discrimination, cela nous a profondément choquées », explique la directrice du CP qui a quitté depuis l’administration pénitentiaire. Depuis le début de l’affaire, sa hiérarchie n’a pas soutenu son action. « On m’a dit que je troublais le dialogue social », confie-t-elle.

 

Les délégués régionaux se défendent de toute attaque sexiste, diffamatoire ou injurieuse. « On ne pensait pas que cela blesserait à ce point-là », explique un des prévenus. « Mais pourquoi stigmatiser quatre femmes ? », se demande la présidente Catherine Hologne. « Pourquoi faire aussi d’un fait isolé ( l’embrassade d’un détenu) un fait coutumier ? », insiste-t-elle.

 

Pour les deux avocats des plaignantes, M es Laprevotte et Schmitt, le tract n’a rien de « syndical, c’est une attaque frontale contre la direction ». Ils réclament l’euro symbolique.

M e Desmet, conseil des représentants syndicaux, estime que les poursuites n’ont pas lieu d’être. La plainte ne vise pas les bons textes de loi. Elle demande une relaxe générale. Délibéré le 3 octobre.

 

Républicain Lorrain...

Commenter cet article