Prison-News: Mercredi 2 Février 2011

Publié le par Sam Fisher

Le Gouvernement a une (énorme) part de responsabilité dans le drame de Pornic.

Tony Meilhon, accusé du meurtre avec actes de barbarie de Laëtitia, était soumis à une "mise à l'épreuve" lorsque le crime a été commis. Le Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) avait décidé, avec l'accord de la hiérarchie administrative et judiciaire, d'abandonner le suivi. Pourquoi ? Car il y a de telles restrictions budgétaires que le suivi de tous les dossiers est tout simplement impossible !

 

Alors, faire l'étonné, celui qui est outré que de tels drames se produisent, est d'une indécente hypocrisie et est malhonnête à tout point de vue. Malhonnête car la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) continue de plus belle. On sabre dans les effectifs de Personnels comme jamais. On relache des détenus à tout va. On instaure une politique du chiffre à outrance. Pourquoi dire "on" d'ailleurs... Je devrais plutôt dire le Président de la République et son gouvernement bien mal placés pour donner des conseils ou s'offusquer sur ce qu'ils ont eux-même engendré. Mais le pire, c'est que ce n'est pas fini. Ce genre de drame, de catastrophe comme celle de Pornic, va se multiplier...

 

Quand on est dans le milieu pénitentiaire comme moi, on a de plus en plus envie de vomir quand on constate au quotidien que le personnel n'est là que pour veiller au "confort" d'une multitude de monstres tels Tony Meilhon. Je ne vais pas vous citer tous les tueurs en série et autres barbares que nous sommes contraints de "servir" et que j'ai croisé dans ma carrière...

 

J'ai envie de vomir... Les beaux discours, j'en ai ma claque. Des vies s'envolent inutilement. Je ne souhaite à personne de vivre ce que vivent les proches de la jeune Laëtitia. Pas même à tous ces mauvais comédiens qui pervertissent notre système judiciaire et pénitentiaire.

 

Mais qu'ils se mettent juste une seconde à la place de ces pauvres gens, merde !...

Regardez cette photo et ne me dites pas que cela vous laisse indifférent...

 

Laëtitia. Les enquêteurs à la recherche du reste du corps

Commenter cet article