Samedi 25 Juin - Prison sous tension

Publié le par Sam Fisher

Algarade entre un surveillant et un détenu du centre de détention de Maxéville, hier, au moment où avait lieu une manif devant la prison.

Les gendarmes mobiles sont, comme à chaque fois, intervenus pour libérer l’accès à la maison d’arrêt. Photo Fred MARVAUX

 

Un incident de plus au centre de détention de Maxéville. Qui est tombé à pic, si l’on ose dire, puisqu’au moment où une petite échauffourée se produisait entre un détenu et un gardien, hier, les surveillants à l’extérieur de l’enceinte pénitentiaire manifestaient contre leurs conditions de travail.

 

L’incident rapporté par le secrétaire local de l’Ufap n’est pas bien grave : le gardien aurait été griffé profondément par un détenu qui voulait se rendre à l’infirmerie. Mais il traduit bien selon le syndicat, l’ambiance dégradée dans l’établissement et l’insécurité ressentie par les personnels.

 

 « Le problème est lié à un sous-effectif hallucinant, affirme Arnaud Gâteau, secrétaire général adjoint de l’Ufap grand Est. Les détenus n’ont pas assez d’occupations, de sport, de loisirs, ou même de travail. Ils tournent en rond et ça finit par exploser. Si on prend l’exemple du foot, à Écrouves, les détenus peuvent aller tous les jours sur le terrain, alors qu’à Maxéville c’est une heure le lundi et une autre le vendredi ! Plus les prisons sont modernes, high tech côté locaux, moins elles sont adaptées. L’administration ne se donne pas les moyens de les faire tourner. »

 

Cette inactivité qui contrevient aux prescriptions des règles pénitentiaires européennes est génératrice de tensions, agressions physiques ou verbales, dont les surveillants sont les premiers à faire les frais. Sans y croire vraiment, le syndicat demande la fermeture du centre de détention de Maxéville. Une revendication qui ne fait que traduire l’exaspération qui monte dans les rangs du personnel.

 

Républicain Lorrain...

 

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