Vendredi 16 Septembre - Agen : 4 détenus ont tenté de s'évader

Publié le par Sam Fisher

Quatre détenus ont tenté de s'évader, mercredi soir, avec l'aide d'un complice

 Les évadés ont été retrouvés perchés sur les grillages de sécurité. photo émilie drouinaud

Les évadés ont été retrouvés perchés sur les grillages de sécurité. photo émilie drouinaud

C'est un riverain de la maison d'arrêt d'Agen qui a alerté les policiers. En bas du mur d'enceinte, en pleine rue et au beau milieu de la nuit, à 3 h 30, un homme fait les cent pas. À ses pieds, un gros sac. Une fois sur place, la patrouille s'aperçoit que l'homme, un Villeneuvois de 20 ans interpellé sur-le-champ, n'est pas venu les mains vides. Son sac est plein de cordes et de grappins. L'un sera d'ailleurs retrouvé de l'autre côté du mur…

Les policiers avertissent alors les surveillants de la situation, lesquels viennent tout juste de déclencher l'alerte car des individus sont repérés sur les grillages de sécurité des cours intérieures de l'établissement pénitentiaire. Les quatre hommes, en attente de leur jugement, cohabitent tous au sein d'une même cellule de six détenus. Deux d'entre eux n'ont pas essayé de sortir. Les quatre autres se sont enfuis par la fenêtre après avoir scié au moins deux barreaux et les avoir écartés à l'aide des pieds de chaises métalliques de leur cellule.

Barreaux sciés
 

Le déploiement des surveillants et des renforts appelés à la rescousse a rapidement dissuadé deux des quatre fuyards de poursuivre leur entreprise. Ils seront retrouvés errants dans les couloirs, tandis que leurs deux partenaires seront interpellés sur le chemin de ronde.

Les détenus étaient apparemment aussi en possession d'un grappin, qu'ils avaient fabriqué ou qu'ils s'étaient fait remettre… Hier matin, la situation était « sous contrôle », indiquait simplement la maison d'arrêt, alors que les investigations et auditions des fuyards et de leur(s) complice(s) étaient en cours. Dans la nuit, un lourd dispositif de sécurité avait été déployé, le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) d'Agen et Villeneuve étant même venu prêter main-forte aux policiers agenais. Le procureur de la République et une substitut de permanence se sont rendus sur place, tout comme la directrice interrégionale de l'administration pénitentiaire.

 

Fouille demandée
 

Les syndicats, quant à eux, se félicitent de l'issue de cette soirée mouvementée au cours de laquelle personne n'a été blessé. « C'est le plus important pour nous », évoque Thierry Dumonteil, de FO. « C'est aussi l'avantage d'une petite structure comme celle d'Agen, où il est plus facile d'intervenir que dans un établissement de la taille de Fleury-Mérogis », estime pour sa part Gilles Bougeard, secrétaire régional adjoint de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (Ufap), qui n'a pas oublié que l'établissement agenais était promis à fermeture.

Le syndicaliste, non content de féliciter ses collègues, tient aussi à rappeler que le 24 août dernier, une trentaine de lames de scie avaient été découvertes à l'intérieur de la maison d'arrêt. Et de réclamer qu'une fouille complète de l'établissement soit organisée dans les meilleurs délais.

 

L'antenne agenaise du Service régional de police judiciaire (SRPJ), en charge de l'enquête a enchaîné les auditions. Hier soir, au moins huit individus, dont cinq détenus, étaient en garde à vue. Les deux fugitifs les plus motivés étaient incarcérés depuis peu à la maison d'arrêt d'Agen. Tous deux font l'objet d'une information judiciaire, l'un dans le cadre d'une affaire criminelle. Âgés de 30 et 27 ans, l'un était domicilié à Auch (32), l'autre à Montauban (82). L'un d'eux était originaire du Villeneuvois.

 

Sud Ouest...

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