Vendredi 1er Juillet - Les baumettes inquiètent

Publié le par Sam Fisher

Des ateliers de formation seraient supprimés, faute de budget

 

Hier matin, devant le centre pénitentiaire des Baumettes.

 

Quelques dizaines d'intervenants se sont rassemblés devant la prison des Baumettes (9e) hier matin, pour dénoncer la menace qui pèse sur l'emploi de formateurs. « Nous avons reçu des lettres de licenciement la semaine dernière et on nous a indiqué que 45 % de notre budget avait été amputé », indique Marc Larue, formateur du Greta, qui assure des ateliers auprès des détenus.

 

Langues étrangères

 

Au total, l'action d'une vingtaine de formateurs est menacée. En cause, selon eux, l'arrêt de la prise en charge par le Fonds social européen (FSE) d'une partie de leur budget annuel. Les personnels du Greta assurent des formations professionnelles de maçonnerie ou d'informatique, aident à l'apprentissage du français et des langues étrangères ou soutiennent les détenus pour préparer leur réinsertion économique. Au total, un millier de détenus par an profitent de ces formations, dont certaines sont rémunérées, ce qui permet d'améliorer leur quotidien. « Une loi de 2009 impose à l'administration pénitentiaire de permettre aux détenus cinq heures d'activités par jour », rappelle Robert Bret, président du Centre d'accueil des Baumettes. Reçus hier par la direction du travail, les formateurs du Greta se seraient vus notifier la prise en charge de leur mission, en substitution du FSE. Mais l'inquiétude ne s'essouffle pas aux Baumettes, où plusieurs associations intervenantes connaissent des difficultés. « Avec la surpopulation carcérale, la suppression d'ateliers créerait une situation explosive », craint Robert Bret.

 

Laurent Berneron
 

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