Mardi 16 Août - Suisse: le détenu s’échappe malgré les béquilles

Publié le par Sam Fisher

 Profitant du fait qu’il n’était pas menotté, l’un des trois Français jugés hier pour cambriolage a pris la fuite

Alors qu’on croyait l’audience close pour la journée, le cri d’une policière a mis en émoi la Cour correctionnelle de Nyon hier. Un des détenus qui comparaissaient s’est évadé du tribunal avec fracas. Le fuyard, un Français de 25 ans, était jugé aux côtés de deux autres malfaiteurs pour une série de cambriolages survenus dans le canton de Vaud entre février 2009 et août 2010.

 

Il détale comme un lapin

 

La dernière plaidoirie a été prononcée aux environs de midi hier, et le président venait de lever l’audience jusqu’au verdict du lendemain. Alors que les trois inculpés s’avançaient vers la sortie, chacun accompagné par un agent, le prévenu non menotté a jeté ses béquilles sur le sol. Il a repoussé la policière qui le maintenait avant de s’enfuir en courant de la salle d’audience. Lui qui semblait, en arrivant au tribunal, être blessé à la jambe a finalement détalé comme un lapin. Il a même sauté par-dessus un obstacle à la hauteur de ses hanches.

 

«Il s’agit de trois individus dont le mode de vie est ancré dans la délinquance, a expliqué le procureur Denis Mathey durant le réquisitoire. A Marseille, ils décidaient le soir même de partir en Suisse pour du shopping délictueux. Eux-mêmes ont déclaré taper une destination sur leur GPS dans l’arc lémanique et venir cambrioler le premier village venu.»

 

Agés de 25 à 27 ans, ces trois Français ont commis sept cambriolages, deux tentatives de vol et un vol d’arme à feu entre février 2009 et août 2010. Tous sur sol vaudois, à l’exception d’un pillage au Manor de Bulle. Ces Marseillais étaient accompagnés d’un quatrième larron. Ils agissaient par groupes de deux, de trois ou de quatre. Leur butin s’élève à 100 000 fr. Bien connus des tribunaux français, ils cumulent 36 condamnations, dont 24 contre le patrimoine.

 

Tentative de suicide

 

Une heure avant de prendre la poudre d’escampette, le fuyard déclarait avoir tenté de se suicider en prison: «C’est parce que je réfléchissais au mal que j’avais fait à ma famille. Maintenant je veux me marier et trouver un métier.» Il est difficile de savoir si son évasion était préméditée. Selon le porte-parole de la police cantonale, Philippe Jaton, une blessure à la cheville avait été constatée par le Service de médecine pénitentiaire. Peut-être a-t-il été effrayé par la peine requise par le procureur, soit quatre ans ferme?

 

Durant les recherches organisées après l’incident, un chien a suivi une piste sérieuse qui s’est arrêtée sur un parking au nord-ouest de Nyon. La police compte désormais sur l’appel à témoins: l’homme, de type maghrébin, mesure 1,80 m. Il est mince, avec des cheveux bruns et portait un polo bleu marine avec une ligne bleu, blanc, rouge sur les manches, un jean et des baskets blanches. Il a un tatouage à l’épaule droite et au poignet gauche. Le jugement est pour l’instant maintenu à 16 h aujourd’hui.

 

Tribune de Geneve...

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