Jeudi 21 Juillet - Mercier confirme le maintien de la MA de Nevers

Publié le par Sam Fisher

De passage ce matin à la maison d'arrêt de Nevers, le ministre de la Justice Michel Mercier a confirmé le maintien de l'établissement. Aucun échéancier n'a en revanche été communiqué quant à d'éventuels travaux.

 

 

Le Garde des Sceaux Michel Mercier a visité ce matin la maison d'arrêt de Nevers. Il a confirmé ce qui avait déjà été annoncé en mai dernier : l'établissement neversois ne sera pas rayé de la carte.
"Les annonces de fermeture, on le comprend bien, ont créé sur place des mouvements de réaction de la part des élus de tous bords, a reconnu le ministre de la Justice. J'ai pris l'engagement d'aller voir sur place, et voir ce qui devait être fermé parce que l'état de vétusté serait tel que l'établissement ne pourrait pas être racheté."

"Il y a un tribunal à Nevers ; si les gens sont en prison à Dijon, ce n'est pas très pratique"

Et pour "bétonner" le principe du maintien de la maison d'arrêt de Nevers, Michel Mercier invoque des arguments financiers :
"On a un grand manque de place dans ce pays. Ca aurait été du gaspillage de supprimer des établissements qu'on peut rénover. Et celui-ci, on peut le rénover. [...] Il faut aussi regarder les frais de fonctionnement : il y a un tribunal à Nevers ; si les gens sont en prison à Dijon, ce n'est pas très pratique de dépenser de l'essence, du temps, des agents... pour faire les transfèrements."
A croire que ces raisonnements n'avaient pas été faits il y a un an, quand la fermeture de la maison d'arrêt de Nevers avait été annoncée...

Pas de date pour les travaux

Quant au rafraichissement nécessaire de l'établissement neversois, le ministre n'a avancé aucun échéancier sur d'éventuels travaux :
"On va d'abord regarder quels sont les travaux qu'il faut faire, j'ai horreur d'annoncer des chiffres en l'air et des calendriers. Ici on ne fera pas tout en un jour, mais les choses les unes après les autres. Il faut faire des ateliers. Cette prison a un atout puisque près de la moitié des détenus travaille, et c'est très important. Une des exigences de la loi pénitentiaire est de faire travailler les détenus. On manque de place pour les ateliers et il est probable que c'est par là qu'il faudra commencer."

Du côté des syndicats, on reste néanmoins prudent quant aux annonces de travaux :

"On nous a annoncé ce qu'on voulait entendre, indique Otmane Elatlati (FO). On la maintien, on la développe et on la modernise. Mais tant qu'on ne verra pas les pelleteuses et les grues... On a déjà eu le cas. On avait l'enveloppe et les terrassements. Et du jour au lendemain, on nous a dit ce n'est pas pour vous l'argent. C'est pour ça qu'on a tant de place."

 

Renaud Laroche (CGT) fait également part de son soulagement :
 "On souffle. Ce qu'il faut retenir, c'est que l'union fait la force. [...] On s'est tous soutenus. Merci aussi aux familles des détenus, aux travailleurs sociaux et toutes les autorités.

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